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La CAVP : le régime obligatoire des pharmaciens
La CAVP : le régime obligatoire des pharmaciens
Découvrez le fonctionnement de la CAVP, le régime retraite et prévoyance des pharmaciens libéraux : cotisations, pension, cumul emploi-retraite…
Découvrez le fonctionnement de la CAVP, le régime retraite et prévoyance des pharmaciens libéraux : cotisations, pension, cumul emploi-retraite…

Sommaire
Que l’on soit pharmacien titulaire d’officine, biologiste médical ou collaborateur libéral, comprendre le fonctionnement de son régime de retraite et de prévoyance obligatoire est indispensable. C’est la CAVP, la caisse d’assurance vieillesse des pharmaciens, qui gère ces dispositifs permettant aux pharmaciens libéraux de bénéficier d’une protection sociale relativement complète, adaptée aux spécificités de leur activité indépendante. Cet article vous offre un guide complet sur la CAVP et son fonctionnement : ses bénéficiaires, les cotisations, le calcul de la retraite, la couverture prévoyance et les possibilités de cumul emploi-retraite.
Qu’est-ce que la CAVP ?
La CAVP (Caisse d’Assurance Vieillesse des Pharmaciens) est la caisse de retraite obligatoire des pharmaciens exerçant en libéral. Créée en 1948, elle fait partie des dix sections professionnelles de la CNAVPL (Caisse Nationale d'Assurance Vieillesse des Professions Libérales) et couvre environ 50 000 affiliés.
La CAVP gère plusieurs régimes :
Le régime de retraite de base, commun à toutes les professions libérales affiliées à la CNAVPL
Le régime de retraite complémentaire (part répartition et part capitalisation)
Le régime invalidité-décès
Le régime des Prestations Complémentaires de Vieillesse (PCV) pour les biologistes médicaux conventionnés
Elle repose sur un système mixte : la répartition (solidarité entre générations) et la capitalisation (constitution d’une épargne retraite individuelle).
Qui bénéficie de la CAVP ?
L'affiliation à la CAVP est obligatoire pour tous les pharmaciens exerçant une activité libérale, qu’ils soient installés en nom propre ou en société. Cela concerne :
Les pharmaciens d’officine
Les biologistes médicaux libéraux
Les pharmaciens exerçant une activité de conseil ou d’enseignement à titre libéral
Les conjoints collaborateurs
L’affiliation est automatique dès l’inscription à l’Ordre national des pharmaciens (sections A, B, C, D, E ou G).
Les biologistes médicaux bénéficient en plus d’un régime spécifique financé par l’Assurance Maladie : les prestations complémentaires de vieillesse (PCV).
Quelles sont les cotisations des pharmaciens à la CAVP ?
Les cotisations CAVP pour la retraite de base
Les cotisations au régime de base sont calculées sur les revenus professionnels non salariés de l’année N-2. Elles sont composées de deux tranches :
Tranche 1 : 8,23 % du revenu jusqu’à 1 PASS (48 060 € en 2026) donnant droit à 557 points
Tranche 2 : 1,87 % du revenu entre 1 et 5 PASS (48 060 € à 240 300 €) donnant droit à 25 points retraite maximum
Une cotisation minimale de 546€ est due même en l’absence de revenu ou si l'assiette est inférieure à 5 409 € .
Les cotisations CAVP pour la retraite complémentaire
Le régime complémentaire est obligatoire et comprend deux volets :
une part gérée par répartition avec une cotisation forfaitaire annuelle de 7 657 € en 2026,
une part gérée par capitalisation avec une cotisation variant de 2 906 € à 17 436 € selon la classe de cotisation . Cette dernière dépend du revenu de référence (revenu d’activité non salarié N-2).
Ces cotisations sont exigibles annuellement et d'avance.
Les cotisations au régime des Prestations complémentaires de Vieillesse (PCV)
Cette cotisation annuelle concernant les biologistes médicaux conventionnés est en partie prise en charge par l'Assurance maladie. Elle comporte :
une part forfaitaire versée par le biologiste de 734€ et une part versée par l’Assurance Maladie de 1466€
une part proportionnelle au revenu non salarié de l’année N-2 égale à 0,6% du revenu plafonné à 5 PASS (240 300€ en 2026) pour le biologiste . L’Assurance Maladie verse la même cotisation pour l'assuré.
Dispense et réduction de cotisations à la CAVP
Des réductions sont possibles pour les jeunes affiliés ou en cas de baisse temporaire d’activité.
Il est également possible de demander une dispense ou un changement de classe de cotisation complémentaire. Attention : ces choix ont un impact direct sur le montant futur de la pension.
Cotisation pour le régime invalidité-décès
Cette couverture obligatoire assure une protection contre les risques lourds de la vie : invalidité, décès. Le montant de la cotisation forfaitaire invalidité-décès est de 696€ en 2026.
Comment fonctionne le régime de prévoyance de la CAVP ?
Le régime invalidité-décès de la CAVP est destiné à garantir un revenu de remplacement en cas d’impossibilité définitive d’exercer l’activité libérale, et à protéger la famille du pharmacien en cas de décès.
La couverture des pharmaciens en cas d'invalidité
Pour bénéficier des prestations de la CAVP, l’invalidité de l’affilié doit être totale, permanente et définitive. Les conditions d’attribution sont :
ne pas avoir atteint l’âge de 62 ans,
être à jour de ses cotisations CAVP
être reconnu(e) invalide par la Commission d'inaptitude pour l'exercice de votre activité professionnelle.
La CAVP prévoit alors :
une allocation annuelle invalidité forfaitaire de 16 872 € jusqu’à l’âge minimum légal de départ à la retraite
une allocation annuelle forfaitaire de 8436€ au conjoint de l’affilié, versée jusqu'au décès du pharmacien libéral ou jusqu’au divorce ou décès du conjoint.
une allocation annuelle forfaitaire de 16 872€ aux enfants, jusqu’à leurs 21 ou 25 ans en cas de poursuite des études. Cette rente est sans condition d’âge pour les enfants invalides.
La protection des familles en cas de décès de l’affilié
En cas de décès d’un affilié, le régime obligatoire de la CAVP prévoit le versement de :
un capital décès de 25 308€ au conjoint survivant
une rente annuelle au conjoint de 16 872€
une rente éducation de 16 872€ pour les enfants à charge (jusqu’à 21 ou 25 ans s’ils poursuivent des études).
Quelle est la couverture des pharmaciens en cas d’arrêt de travail ?
La CAVP ne couvre pas les arrêts de travail temporaires des pharmaciens. Son régime de prévoyance, appelé régime invalidité-décès, n’intervient qu’en cas d’invalidité totale, permanente et définitive empêchant l’exercice de la profession.
Heureusement, depuis le 1er juillet 2021, les pharmaciens libéraux bénéficient d'une couverture de l’Assurance maladie, comme l’ensemble des professions libérales, hors avocats. Cette protection leur permet de percevoir des indemnités journalières sous certaines conditions :
être affilié depuis au moins un an à leur régime obligatoire
être à jour de ses cotisations sociales
disposer d’un arrêt prescrit par un médecin.
avoir un revenu au moins égal à 10 % du PASS, soit 4 806 € en 2026
Le montant des indemnités versées dépend des revenus professionnels des trois dernières années, dans la limite de 3 PASS. Les IJ sont donc plafonnées à 197,51 euros par jour en 2026.
Elles sont versées après un délai de carence de trois jours et jusqu’au 90ème jour d’arrêt.
Les atouts d’une assurance prévoyance individuelle
Pour pallier les faiblesses du régime obligatoire, notamment l’absence de couverture de la CAVP en cas d’arrêt de travail et le plafonnement de l’indemnité de la CPAM, la majorité des pharmaciens souscrivent un contrat de prévoyance professionnelle. Cette assurance peut couvrir :
L’arrêt de travail temporaire avec indemnité journalière complémentaire après un délai de franchise à définir dans le contrat, pendant une durée déterminée également dans le contrat.
L’invalidité partielle ou totale avec versement d’une rente invalidité complémentaire pour maintenir son niveau de vie jusqu’à la retraite.
Le décès, avec versement d’un capital ou d’une rente au conjoint ou aux enfants complémentaires aux prestations de la CAVP.
C’est le meilleur moyen d’assurer un maintien de revenu proche du revenu d’activité habituel en cas d’incapacité temporaire ou définitive de travailler et de bien protéger ses proches en cas de décès.
Comment fonctionne la retraite de la CAVP ?
La retraite CAVP se compose de 3 régimes différents :
Le régime vieillesse de base est un régime géré par répartition. Les droits sont constitués de points acquis proportionnellement aux revenus d’activité non salariés dans la limite de 557 points par an. La valeur en euros du point est revalorisable chaque année.
Le régime complémentaire comporte une part gérée par répartition et une autre gérée par capitalisation comme vu précédemment avec le calcul des cotisations.
Le régime des Prestations complémentaires de vieillesse (PCV) est un régime géré par répartition. Les droits sont constitués de points acquis en fonction de la cotisation forfaitaire et de la cotisation proportionnelle aux revenus d’activité non salariés. Ils ne peuvent pas excéder 312 points par an. La valeur en euros du point, qui dépend de sa période d’acquisition, est revalorisable chaque année.
Âge de départ et durée d’assurance
Le fonctionnement est différent selon les régimes.
Pour la retraite de base, l’âge légal de départ est de 62 à 64 ans selon l'année de naissance. Pour bénéficier du taux plein, il faut justifier de 167 à 172 trimestres validés, également selon l'année de naissance ou atteindre l'âge de 67 ans.
C’est toujours le paramètre le plus favorable de l’âge ou de la durée d’assurance qui est retenu au bénéfice de l’affilié pour une ouverture des droits avant 67 ans. Si l'âge du taux plein ou la durée d'assurance n'est pas atteint, des surcotes/décotes de 1,25% par trimestre s'appliquent. Un départ anticipé est possible pour carrière longue ou invalidité
Pour obtenir la retraite complémentaire par répartition à taux plein, l'âge requis est de 67 ans pour les générations nées à partir de 1956. En cas de départ avant cet âge, des minorations s'appliquent :
1,25% par trimestre d'anticipation entre l'âge légal et 65 ans
0,5% entre 65 et 67 ans
Une majoration de 0,5% par trimestre s'applique à partir de 67 ans et jusqu'à 70 ans.
En ce qui concerne le régime PCV, il faut également atteindre 67 ans pour obtenir la prestation à taux plein. Une minoration de 1,25% par trimestre est prévue en cas de départ entre l'âge légal et 67 ans.
Méthode de calcul de la pension
Le montant de la retraite dépend des régimes cotisés :
Régime de Base : le nombre de points acquis selon les cotisations versées est multiplié par la valeur du point au moment de la demande de liquidation (0,6599 € en 2026)
Régime Complémentaire par répartition : le montant annuel est égal au nombre d'années cotisées multiplié par la valeur d'une année de référence (328,8 € en 2026)
Régime Complémentaire par capitalisation : versement d'une rente viagère, calculée en fonction du capital constitué, de l'âge de départ, du taux technique et du choix de réversion
Régime PCV : Le nombre de points PCV acquis est multiplié par la valeur du point au moment du départ (0,3942€ en 2026)
Des majorations sont prévues, notamment une augmentation de 10 % pour les parents ayant élevé trois enfants ou plus.
Ces calculs supposent que l'affilié ait atteint l'âge du taux plein selon les régimes. Sinon, des minorations de taux s'appliquent en cas de départ anticipé, à raison de 1,25 % par trimestre manquant avant l'âge du taux plein
Comment fonctionne la pension de réversion de la CAVP ?
La pension de réversion de la CAVP permet au conjoint survivant d’un pharmacien décédé de percevoir une partie des pensions de retraite que ce dernier percevait ou aurait pu percevoir à son départ à la retraite.
Elle concerne tous les régimes mais ne s’applique pas automatiquement au régime complémentaire par capitalisation sauf si une option de réversion a été souscrite au moment de la liquidation.
Réversion du régime de base
La pension de réversion du régime de base est soumise aux règles de la CNAVPL, communes à toutes les professions libérales affiliées. Elle est versée sous conditions de ressources, ce qui signifie que le conjoint survivant doit respecter un plafond annuel de revenus pour y prétendre.
Taux de réversion : 54 % de la pension de base du défunt.
Conditions d’âge : le conjoint survivant doit avoir au moins 55 ans.
Conditions de ressources : 25 001,6 € par an
Si le conjoint survivant dépasse ces seuils de revenus, il ne peut pas bénéficier de la réversion du régime de base.
Réversion du régime complémentaire (répartition)
Le régime complémentaire par répartition de la CAVP prévoit également une pension de réversion, sans condition de ressources, mais avec d’autres critères :
Taux de réversion : 60 % de la pension complémentaire du pharmacien décédé.
Conditions d’âge : 60 ans
Conditions de mariage : il faut avoir été marié avec l’assuré au moment de son décès ; les concubins et partenaires de PACS ne peuvent pas bénéficier de la réversion.
En cas de remariage du conjoint survivant, le versement de la pension de réversion est généralement maintenu, ce qui diffère du régime de base où cela peut impacter le droit à réversion selon les ressources du nouveau couple.
Le régime complémentaire par capitalisation ne prévoit aucune réversion automatique. Toutefois, lors de la liquidation de cette retraite, l’assuré peut opter pour une rente réversible à un taux choisi (60 %, 100 %...). Ce choix réduit le montant de la rente perçue de son vivant, mais garantit le versement d’une pension au conjoint survivant après son décès.
Ce choix est irrévocable au moment de la liquidation de la retraite. Il représente donc un arbitrage important entre la protection du conjoint et le montant de la pension personnelle.
Réversion du régime PCV
Le régime PCV prévoit également le versement d'une pension de réversion sans conditions de ressources.
Taux de réversion : 50 % de la pension PCV du pharmacien décédé.
Conditions d’âge : 60 ans
Conditions de mariage : il faut avoir été marié avec l’assuré. Un partage est possible s'il y a plusieurs conjoints. Les concubins et partenaires de PACS ne peuvent pas bénéficier de la réversion.
Peut-on cumuler emploi et retraite avec la CAVP ?
Le cumul emploi-retraite est autorisé, avec deux options :
Cumul intégral : accessible dès l'âge légal de départ à la retraite, si l'affilié a liquidé l'ensemble de ses pensions à taux plein. Il peut alors reprendre une activité libérale sans plafond. Il acquiert même des droits pour une seconde pension, plafonnée à 5 % du PASS (2 403 € en 2026).
Cumul plafonné : si les conditions du cumul intégral ne sont pas remplies, un plafond de revenus s’applique (48 060 €/an). Le dépassement entraîne une réduction voire une suspension des pensions.
Les cotisations continuent d’être dues, mais n’ouvrent pas de nouveaux droits (sauf en cumul intégral avec seconde pension).
Quelles sont les démarches pour préparer sa retraite CAVP ?
Il est conseillé d’anticiper la préparation de sa retraite. Voici les étapes clés :
Faire un point sur ses droits via le relevé individuel de situation (RIS)
Simuler sa pension sur le site de la CAVP
Constituer son dossier de demande de liquidation de retraite (base et complémentaire)
Prendre contact avec la caisse pour poser ses questions ou demander un entretien
Les pensions sont versées mensuellement à terme échu, avec une pension de réversion possible au conjoint survivant.
En Conclusion
Comprendre les mécanismes de la CAVP est essentiel pour tout pharmacien libéral. De l’affiliation aux cotisations, en passant par le calcul des pensions, la couverture prévoyance et les possibilités de cumul emploi-retraite, chaque étape compte pour sécuriser son avenir professionnel et personnel.
La CAVP offre une protection sociale complète, combinant retraite de base, retraite complémentaire mais aussi prévoyance en cas d’invalidité ou de décès. En adaptant ses versements à ses revenus, en anticipant ses démarches et en s’informant sur ses droits, le pharmacien optimise sa sécurité financière tout au long de sa carrière.
Il est également essentiel de compléter cette couverture par des dispositifs facultatifs, notamment en matière de prévoyance, pour garantir un niveau de protection réellement adapté à ses besoins et à ceux de ses proches.
Sommaire
Que l’on soit pharmacien titulaire d’officine, biologiste médical ou collaborateur libéral, comprendre le fonctionnement de son régime de retraite et de prévoyance obligatoire est indispensable. C’est la CAVP, la caisse d’assurance vieillesse des pharmaciens, qui gère ces dispositifs permettant aux pharmaciens libéraux de bénéficier d’une protection sociale relativement complète, adaptée aux spécificités de leur activité indépendante. Cet article vous offre un guide complet sur la CAVP et son fonctionnement : ses bénéficiaires, les cotisations, le calcul de la retraite, la couverture prévoyance et les possibilités de cumul emploi-retraite.
Qu’est-ce que la CAVP ?
La CAVP (Caisse d’Assurance Vieillesse des Pharmaciens) est la caisse de retraite obligatoire des pharmaciens exerçant en libéral. Créée en 1948, elle fait partie des dix sections professionnelles de la CNAVPL (Caisse Nationale d'Assurance Vieillesse des Professions Libérales) et couvre environ 50 000 affiliés.
La CAVP gère plusieurs régimes :
Le régime de retraite de base, commun à toutes les professions libérales affiliées à la CNAVPL
Le régime de retraite complémentaire (part répartition et part capitalisation)
Le régime invalidité-décès
Le régime des Prestations Complémentaires de Vieillesse (PCV) pour les biologistes médicaux conventionnés
Elle repose sur un système mixte : la répartition (solidarité entre générations) et la capitalisation (constitution d’une épargne retraite individuelle).
Qui bénéficie de la CAVP ?
L'affiliation à la CAVP est obligatoire pour tous les pharmaciens exerçant une activité libérale, qu’ils soient installés en nom propre ou en société. Cela concerne :
Les pharmaciens d’officine
Les biologistes médicaux libéraux
Les pharmaciens exerçant une activité de conseil ou d’enseignement à titre libéral
Les conjoints collaborateurs
L’affiliation est automatique dès l’inscription à l’Ordre national des pharmaciens (sections A, B, C, D, E ou G).
Les biologistes médicaux bénéficient en plus d’un régime spécifique financé par l’Assurance Maladie : les prestations complémentaires de vieillesse (PCV).
Quelles sont les cotisations des pharmaciens à la CAVP ?
Les cotisations CAVP pour la retraite de base
Les cotisations au régime de base sont calculées sur les revenus professionnels non salariés de l’année N-2. Elles sont composées de deux tranches :
Tranche 1 : 8,23 % du revenu jusqu’à 1 PASS (48 060 € en 2026) donnant droit à 557 points
Tranche 2 : 1,87 % du revenu entre 1 et 5 PASS (48 060 € à 240 300 €) donnant droit à 25 points retraite maximum
Une cotisation minimale de 546€ est due même en l’absence de revenu ou si l'assiette est inférieure à 5 409 € .
Les cotisations CAVP pour la retraite complémentaire
Le régime complémentaire est obligatoire et comprend deux volets :
une part gérée par répartition avec une cotisation forfaitaire annuelle de 7 657 € en 2026,
une part gérée par capitalisation avec une cotisation variant de 2 906 € à 17 436 € selon la classe de cotisation . Cette dernière dépend du revenu de référence (revenu d’activité non salarié N-2).
Ces cotisations sont exigibles annuellement et d'avance.
Les cotisations au régime des Prestations complémentaires de Vieillesse (PCV)
Cette cotisation annuelle concernant les biologistes médicaux conventionnés est en partie prise en charge par l'Assurance maladie. Elle comporte :
une part forfaitaire versée par le biologiste de 734€ et une part versée par l’Assurance Maladie de 1466€
une part proportionnelle au revenu non salarié de l’année N-2 égale à 0,6% du revenu plafonné à 5 PASS (240 300€ en 2026) pour le biologiste . L’Assurance Maladie verse la même cotisation pour l'assuré.
Dispense et réduction de cotisations à la CAVP
Des réductions sont possibles pour les jeunes affiliés ou en cas de baisse temporaire d’activité.
Il est également possible de demander une dispense ou un changement de classe de cotisation complémentaire. Attention : ces choix ont un impact direct sur le montant futur de la pension.
Cotisation pour le régime invalidité-décès
Cette couverture obligatoire assure une protection contre les risques lourds de la vie : invalidité, décès. Le montant de la cotisation forfaitaire invalidité-décès est de 696€ en 2026.
Comment fonctionne le régime de prévoyance de la CAVP ?
Le régime invalidité-décès de la CAVP est destiné à garantir un revenu de remplacement en cas d’impossibilité définitive d’exercer l’activité libérale, et à protéger la famille du pharmacien en cas de décès.
La couverture des pharmaciens en cas d'invalidité
Pour bénéficier des prestations de la CAVP, l’invalidité de l’affilié doit être totale, permanente et définitive. Les conditions d’attribution sont :
ne pas avoir atteint l’âge de 62 ans,
être à jour de ses cotisations CAVP
être reconnu(e) invalide par la Commission d'inaptitude pour l'exercice de votre activité professionnelle.
La CAVP prévoit alors :
une allocation annuelle invalidité forfaitaire de 16 872 € jusqu’à l’âge minimum légal de départ à la retraite
une allocation annuelle forfaitaire de 8436€ au conjoint de l’affilié, versée jusqu'au décès du pharmacien libéral ou jusqu’au divorce ou décès du conjoint.
une allocation annuelle forfaitaire de 16 872€ aux enfants, jusqu’à leurs 21 ou 25 ans en cas de poursuite des études. Cette rente est sans condition d’âge pour les enfants invalides.
La protection des familles en cas de décès de l’affilié
En cas de décès d’un affilié, le régime obligatoire de la CAVP prévoit le versement de :
un capital décès de 25 308€ au conjoint survivant
une rente annuelle au conjoint de 16 872€
une rente éducation de 16 872€ pour les enfants à charge (jusqu’à 21 ou 25 ans s’ils poursuivent des études).
Quelle est la couverture des pharmaciens en cas d’arrêt de travail ?
La CAVP ne couvre pas les arrêts de travail temporaires des pharmaciens. Son régime de prévoyance, appelé régime invalidité-décès, n’intervient qu’en cas d’invalidité totale, permanente et définitive empêchant l’exercice de la profession.
Heureusement, depuis le 1er juillet 2021, les pharmaciens libéraux bénéficient d'une couverture de l’Assurance maladie, comme l’ensemble des professions libérales, hors avocats. Cette protection leur permet de percevoir des indemnités journalières sous certaines conditions :
être affilié depuis au moins un an à leur régime obligatoire
être à jour de ses cotisations sociales
disposer d’un arrêt prescrit par un médecin.
avoir un revenu au moins égal à 10 % du PASS, soit 4 806 € en 2026
Le montant des indemnités versées dépend des revenus professionnels des trois dernières années, dans la limite de 3 PASS. Les IJ sont donc plafonnées à 197,51 euros par jour en 2026.
Elles sont versées après un délai de carence de trois jours et jusqu’au 90ème jour d’arrêt.
Les atouts d’une assurance prévoyance individuelle
Pour pallier les faiblesses du régime obligatoire, notamment l’absence de couverture de la CAVP en cas d’arrêt de travail et le plafonnement de l’indemnité de la CPAM, la majorité des pharmaciens souscrivent un contrat de prévoyance professionnelle. Cette assurance peut couvrir :
L’arrêt de travail temporaire avec indemnité journalière complémentaire après un délai de franchise à définir dans le contrat, pendant une durée déterminée également dans le contrat.
L’invalidité partielle ou totale avec versement d’une rente invalidité complémentaire pour maintenir son niveau de vie jusqu’à la retraite.
Le décès, avec versement d’un capital ou d’une rente au conjoint ou aux enfants complémentaires aux prestations de la CAVP.
C’est le meilleur moyen d’assurer un maintien de revenu proche du revenu d’activité habituel en cas d’incapacité temporaire ou définitive de travailler et de bien protéger ses proches en cas de décès.
Comment fonctionne la retraite de la CAVP ?
La retraite CAVP se compose de 3 régimes différents :
Le régime vieillesse de base est un régime géré par répartition. Les droits sont constitués de points acquis proportionnellement aux revenus d’activité non salariés dans la limite de 557 points par an. La valeur en euros du point est revalorisable chaque année.
Le régime complémentaire comporte une part gérée par répartition et une autre gérée par capitalisation comme vu précédemment avec le calcul des cotisations.
Le régime des Prestations complémentaires de vieillesse (PCV) est un régime géré par répartition. Les droits sont constitués de points acquis en fonction de la cotisation forfaitaire et de la cotisation proportionnelle aux revenus d’activité non salariés. Ils ne peuvent pas excéder 312 points par an. La valeur en euros du point, qui dépend de sa période d’acquisition, est revalorisable chaque année.
Âge de départ et durée d’assurance
Le fonctionnement est différent selon les régimes.
Pour la retraite de base, l’âge légal de départ est de 62 à 64 ans selon l'année de naissance. Pour bénéficier du taux plein, il faut justifier de 167 à 172 trimestres validés, également selon l'année de naissance ou atteindre l'âge de 67 ans.
C’est toujours le paramètre le plus favorable de l’âge ou de la durée d’assurance qui est retenu au bénéfice de l’affilié pour une ouverture des droits avant 67 ans. Si l'âge du taux plein ou la durée d'assurance n'est pas atteint, des surcotes/décotes de 1,25% par trimestre s'appliquent. Un départ anticipé est possible pour carrière longue ou invalidité
Pour obtenir la retraite complémentaire par répartition à taux plein, l'âge requis est de 67 ans pour les générations nées à partir de 1956. En cas de départ avant cet âge, des minorations s'appliquent :
1,25% par trimestre d'anticipation entre l'âge légal et 65 ans
0,5% entre 65 et 67 ans
Une majoration de 0,5% par trimestre s'applique à partir de 67 ans et jusqu'à 70 ans.
En ce qui concerne le régime PCV, il faut également atteindre 67 ans pour obtenir la prestation à taux plein. Une minoration de 1,25% par trimestre est prévue en cas de départ entre l'âge légal et 67 ans.
Méthode de calcul de la pension
Le montant de la retraite dépend des régimes cotisés :
Régime de Base : le nombre de points acquis selon les cotisations versées est multiplié par la valeur du point au moment de la demande de liquidation (0,6599 € en 2026)
Régime Complémentaire par répartition : le montant annuel est égal au nombre d'années cotisées multiplié par la valeur d'une année de référence (328,8 € en 2026)
Régime Complémentaire par capitalisation : versement d'une rente viagère, calculée en fonction du capital constitué, de l'âge de départ, du taux technique et du choix de réversion
Régime PCV : Le nombre de points PCV acquis est multiplié par la valeur du point au moment du départ (0,3942€ en 2026)
Des majorations sont prévues, notamment une augmentation de 10 % pour les parents ayant élevé trois enfants ou plus.
Ces calculs supposent que l'affilié ait atteint l'âge du taux plein selon les régimes. Sinon, des minorations de taux s'appliquent en cas de départ anticipé, à raison de 1,25 % par trimestre manquant avant l'âge du taux plein
Comment fonctionne la pension de réversion de la CAVP ?
La pension de réversion de la CAVP permet au conjoint survivant d’un pharmacien décédé de percevoir une partie des pensions de retraite que ce dernier percevait ou aurait pu percevoir à son départ à la retraite.
Elle concerne tous les régimes mais ne s’applique pas automatiquement au régime complémentaire par capitalisation sauf si une option de réversion a été souscrite au moment de la liquidation.
Réversion du régime de base
La pension de réversion du régime de base est soumise aux règles de la CNAVPL, communes à toutes les professions libérales affiliées. Elle est versée sous conditions de ressources, ce qui signifie que le conjoint survivant doit respecter un plafond annuel de revenus pour y prétendre.
Taux de réversion : 54 % de la pension de base du défunt.
Conditions d’âge : le conjoint survivant doit avoir au moins 55 ans.
Conditions de ressources : 25 001,6 € par an
Si le conjoint survivant dépasse ces seuils de revenus, il ne peut pas bénéficier de la réversion du régime de base.
Réversion du régime complémentaire (répartition)
Le régime complémentaire par répartition de la CAVP prévoit également une pension de réversion, sans condition de ressources, mais avec d’autres critères :
Taux de réversion : 60 % de la pension complémentaire du pharmacien décédé.
Conditions d’âge : 60 ans
Conditions de mariage : il faut avoir été marié avec l’assuré au moment de son décès ; les concubins et partenaires de PACS ne peuvent pas bénéficier de la réversion.
En cas de remariage du conjoint survivant, le versement de la pension de réversion est généralement maintenu, ce qui diffère du régime de base où cela peut impacter le droit à réversion selon les ressources du nouveau couple.
Le régime complémentaire par capitalisation ne prévoit aucune réversion automatique. Toutefois, lors de la liquidation de cette retraite, l’assuré peut opter pour une rente réversible à un taux choisi (60 %, 100 %...). Ce choix réduit le montant de la rente perçue de son vivant, mais garantit le versement d’une pension au conjoint survivant après son décès.
Ce choix est irrévocable au moment de la liquidation de la retraite. Il représente donc un arbitrage important entre la protection du conjoint et le montant de la pension personnelle.
Réversion du régime PCV
Le régime PCV prévoit également le versement d'une pension de réversion sans conditions de ressources.
Taux de réversion : 50 % de la pension PCV du pharmacien décédé.
Conditions d’âge : 60 ans
Conditions de mariage : il faut avoir été marié avec l’assuré. Un partage est possible s'il y a plusieurs conjoints. Les concubins et partenaires de PACS ne peuvent pas bénéficier de la réversion.
Peut-on cumuler emploi et retraite avec la CAVP ?
Le cumul emploi-retraite est autorisé, avec deux options :
Cumul intégral : accessible dès l'âge légal de départ à la retraite, si l'affilié a liquidé l'ensemble de ses pensions à taux plein. Il peut alors reprendre une activité libérale sans plafond. Il acquiert même des droits pour une seconde pension, plafonnée à 5 % du PASS (2 403 € en 2026).
Cumul plafonné : si les conditions du cumul intégral ne sont pas remplies, un plafond de revenus s’applique (48 060 €/an). Le dépassement entraîne une réduction voire une suspension des pensions.
Les cotisations continuent d’être dues, mais n’ouvrent pas de nouveaux droits (sauf en cumul intégral avec seconde pension).
Quelles sont les démarches pour préparer sa retraite CAVP ?
Il est conseillé d’anticiper la préparation de sa retraite. Voici les étapes clés :
Faire un point sur ses droits via le relevé individuel de situation (RIS)
Simuler sa pension sur le site de la CAVP
Constituer son dossier de demande de liquidation de retraite (base et complémentaire)
Prendre contact avec la caisse pour poser ses questions ou demander un entretien
Les pensions sont versées mensuellement à terme échu, avec une pension de réversion possible au conjoint survivant.
En Conclusion
Comprendre les mécanismes de la CAVP est essentiel pour tout pharmacien libéral. De l’affiliation aux cotisations, en passant par le calcul des pensions, la couverture prévoyance et les possibilités de cumul emploi-retraite, chaque étape compte pour sécuriser son avenir professionnel et personnel.
La CAVP offre une protection sociale complète, combinant retraite de base, retraite complémentaire mais aussi prévoyance en cas d’invalidité ou de décès. En adaptant ses versements à ses revenus, en anticipant ses démarches et en s’informant sur ses droits, le pharmacien optimise sa sécurité financière tout au long de sa carrière.
Il est également essentiel de compléter cette couverture par des dispositifs facultatifs, notamment en matière de prévoyance, pour garantir un niveau de protection réellement adapté à ses besoins et à ceux de ses proches.

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