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Etude Kantar-Lilycare Juillet 2023 : la prévoyance des travailleurs indépendants

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Écrit par Lily le 08 Dec 2023

Il y a quelques mois, en collaboration avec l’institut Kantar, Lilycare a mené une enquête auprès de 500 travailleurs indépendants dont des chefs d’entreprises (artisans et commerçants), des auto-entrepreneurs et des professions libérales pour en savoir plus sur leur prévoyance. L’étude a révélé l’étendue du paradoxe de la prévoyance chez les travailleurs non salariés en France. Alors qu'ils sont particulièrement exposés aux risques, ces indépendants ne semblent toutefois pas les plus souscripteurs de contrat de protection et restent encore assez éloignés des enjeux de prévoyance. Voici les 5 aspects clés qui ressortent de cette étude.


Le sentiment de vulnérabilité d’une majorité de TNS face aux aléas de la vie 

Bien que majoritairement optimistes concernant leur activité professionnelle, les TNS expriment un sentiment de vulnérabilité face aux imprévus de la vie. 53 % se sentent mal protégés et 71 % estiment être moins bien protégés que les salariés. Notons que cette tendance s’exprime moins chez les professions libérales. 

En ce qui concerne les chefs d’entreprise (artisans et commerçants) , 45% pensent que s’il leur arrivait quelque chose, leur entreprise et leurs salariés seraient mal protégés.


Le faible niveau de couverture prévoyance des TNS s’explique par 4 freins majeurs

Seulement 36% des travailleurs indépendants de notre étude sont actuellement couverts par un contrat de prévoyance. Ce sont les professions libérales qui sont le mieux protégées. Les auto-entrepreneurs sont en revanche bien moins nombreux à être couverts.

Les freins majeurs à la souscription sont :

  • le coût (66%)
  • la difficulté à penser à ces situations imprévues et à les anticiper. (28%)
  • le manque de temps (27%)
  • le manque d'information (26%)


Les travailleurs non salariés sont mal informés sur la prévoyance et la connaissent mal.

Le manque d'information sur la prévoyance est notable, avec 57 % des TNS se disant mal informés sur le sujet. C’est moins le cas pour la mutuelle TNS. Ils sont néanmoins 73% à considérer que le sujet est prioritaire.

Coïncidence ou pas , les travailleurs les moins protégés sont ceux qui se disent mal informés sur ce sujet : les chefs d’entreprises et les auto-entrepreneurs. Notons que les professions libérales sont les mieux informées sur les sujets de prévoyance.


La méconnaissance de la prévoyance

Ce manque d’information se retrouve dans la méconnaissance de la prévoyance de base à laquelle ils ont obligatoirement droit.

Moins d'un TNS sur deux (48%) pensent avoir le droit à des indemnités en cas d’arrêt de travail et seuls 17 % connaissent précisément le montant de celle-ci.

Concernant leur prévoyance décès, 39 % seulement ont connaissance du versement d’un capital décès et seuls 16 % en connaissent le montant.

Par ailleurs, les TNS ont globalement une mauvaise connaissance des risques couverts par un contrat de prévoyance et des garanties qu’il comporte.


La prévoyance intéresse et des leviers de motivation à la souscription existent.

Les travailleurs non salariés ont envie d’être mieux protégés face aux aléas de la vie. D’ailleurs 26% des TNS interrogés souhaiteraient souscrire un contrat de prévoyance.

Près de 80% des TNS interrogés souhaitent être protégés contre l’incapacité de travail et l’invalidité, montrant ainsi que la perte de revenus est leur inquiétude principale.

72% souhaitent également être protégés face au risque de dépendance.


L’absence d’anticipation dans la souscription d’une prévoyance

Parmi ceux qui n’ont pas souscrit ou ne sont plus souscripteurs de contrats de prévoyance, les motivations principales à la souscription aujourd’hui seraient :

  • l’évolution de l’état de santé physique et psychologique (56%)
  • l’obligation légale d’y souscrire (42%)
  • la baisse de leurs revenus ou de leur activité (38%)

On remarque dans ces réponses qu’il n’y a aucune anticipation d’un éventuel problème. La prévoyance est envisagée une fois que le problème est là.

La souscription obligatoire mentionnée par beaucoup comme levier de motivation permettrait justement de supprimer ce biais cognitif commun : la réticence à envisager et à planifier des événements négatifs ou des risques potentiels dans notre vie.


Une offre de prévoyance satisfaisante dont le prix reste le critère de choix N°1

L’offre de prévoyance est globalement satisfaisante puisque 77% des TNS ayant un contrat de prévoyance en sont satisfaits. Voilà de quoi motiver ceux qui hésitent.

Les critères les plus importants selon les personnes interrogées dans la souscription d’un contrat de prévoyance :

  • le prix
  • le niveau de garanties
  • l’information claire et transparente sur les garanties proposées


Le prix reste un critère extrêmement important dans la souscription d’un contrat de prévoyance. On dit souvent que ce qui compte c’est l’adéquation prix /qualité de la couverture.

D’où l’importance d’être bien accompagné par un courtier indépendant comme Lilycare pour trouver le contrat le plus adapté au meilleur prix. Nos conseillers en protection sociale pourront également répondre à vos questions et vous expliquer en détails les différentes garanties. La prévoyance n’est pas à prendre à la légère. Mieux vaut bien se faire accompagner.

L’information et la pédagogie auprès des TNS sont indispensables pour les convaincre de mieux se protéger.

Il y a un véritable enjeu d’information et de prévention sur les sujets de prévoyance auprès des travailleurs non salariés : prévoyance de base du régime obligatoire, risques associés à une couverture insuffisante, garanties présentes dans un contrat, modalités d’application des contrats, étapes de souscription…

Cette information permettrait notamment de mettre en avant un dispositif pour lever le frein du prix : la possibilité de bénéficier de l’avantage fiscal Madelin pour les TNS hors auto-entrepreneurs. Les cotisations d’assurance étant déductibles des revenus imposables, cela réduit fortement l’impact de la prévoyance sur le budget du TNS.


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