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Couvrir les dommages corporels, matériels ou immatériels causés à des tiers dans l’exercice de sa profession.
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Mieux prévenir les risques Santé et Accidents en favorisant le bien être physique et mental des collaborateurs.
La Caisse Nationale des Barreaux Français (CNBF) assure la gestion des régimes obligatoires de retraite et de prévoyance pour les avocats affiliés depuis 1948. Elle est donc fondamentale dans la protection sociale de base des avocats français. Mais quelles sont exactement les garanties offertes par la CNBF et comment fonctionnent-elles en cas d'arrêt de travail, d'invalidité ou de décès ? Cet article fait le point sur le régime obligatoire de la CNBF, ses spécificités et l'intérêt de souscrire à une prévoyance complémentaire.
La Caisse Nationale des Barreaux Français (CNBF) gère la retraite de base, la retraite complémentaire et la prévoyance de base des avocats inscrits dans un barreau en France. L’affiliation à la CNBF est obligatoire pour les avocats salariés ou libéraux dès l’inscription au barreau.
Les cotisations sont calculées en fonction des revenus de l’avocat et couvrent à la fois la retraite et la prévoyance de base dont les risques majeurs comme l’incapacité, l'invalidité et le décès. Toutefois, les garanties offertes peuvent être insuffisantes, d'où l'importance de souscrire à une complémentaire.
Le régime de prévoyance de la CNBF propose des garanties en cas d'arrêt de travail, d'invalidité et de décès. Elles sont cependant assez faibles par rapport aux revenus habituels des avocats. Heureusement, ils bénéficient d’une prévoyance complémentaire obligatoire de la LPA ou AON selon leur barreau d'inscription mais cela reste très souvent insuffisant sans un contrat de prévoyance complémentaire individuel.
En cas de maladie, d'accident ou d'hospitalisation, un avocat affilié à la CNBF peut prétendre à des indemnités journalières à partir du 91e jour d'arrêt de travail. Ces indemnités forfaitaires s’élevant à 90€/ jour sont versées si l'avocat est dans l'incapacité totale de travailler et ce, jusqu’au 1095 ème jour d’arrêt maladie (3 ans).
Au-delà de ce délai, s’il est toujours dans l’incapacité totale de travailler, il bénéficie d’une rente invalidité versée par la CNBF.
Pour compenser la perte de revenus pendant les 3 premiers mois d'arrêt de travail, les avocats bénéficient heureusement d'une prévoyance complémentaire obligatoire en fonction de leur barreau d'inscription. Les régimes AON et LPA prévoient le versement d'indemnités journalières avec un délai de carence moins long, qui varie selon les raisons de l'arrêt de travail.
La CNBF prévoit le versement d’une rente invalidité en cas d'invalidité permanente, seulement si l'invalidité est totale (taux supérieur à 66%). La pension annuelle versée par le CNBF dépendra de la durée d’assurance.
Les régimes complémentaires AON et LPA prévoient également une rente invalidité même en cas d'invalidité partielle et complètent la rente invalidité de la CNBF.
En cas de décès d'un avocat affilié, la CNBF verse un capital décès à ses ayants droit : 50 000€ quelle qu'en soit la cause. Les conditions pour prétendre au capital décès sont :
A noter que la CNBF ne prévoit pas de rente conjoint mais elle prévoit le versement d’une rente orphelin pour les enfants de moins de 21 ans, ou 25 ans en cas de poursuite des études. Cette rente orphelin annuelle s’élève à :
En plus des garanties offertes par la CNBF, les avocats sont également couverts par des régimes de prévoyance complémentaire obligatoires mis en place par leurs barreaux d’inscription :
Ces deux régimes offrent une couverture complémentaire aux avocats en activité en cas de décès, d'invalidité ou d'arrêt de travail.
Par exemple, le régime AON leur permet de toucher une indemnité journalière forfaitaire de 61€ à partir du 31ème jour d’arrêt de travail pour cause de maladie. Ce délai de carence est réduit à 8 jours en cas d’accident et 0 jour en cas d’hospitalisation. Le régime LPA, quant à lui, prévoit le versement d’une indemnité journalière forfaitaire de 90€ à partir du 16ème jour d’arrêt de travail. Le délai de carence de 15 jours est réduit à 8 jours en cas d’accident et 0 jour en cas d’hospitalisation. C’est un avantage non négligeable par rapport au régime de base de la CNBF, qui n’intervient qu’à partir du 91e jour.
Les régimes complémentaires obligatoires interviennent également en cas d'invalidité avec une rente versée même en cas d'invalidité partielle (à partir de 33%) et une rente complémentaire en cas d'invalidité totale. Renseignez vous auprès de votre barreau d'inscription.
La question de la prévoyance complémentaire individuelle se pose naturellement, car les garanties proposées par la CNBF et les régimes complémentaires obligatoires AON et LPA s'avèrent généralement insuffisantes face aux besoins réels des avocats.
Souscrire à une prévoyance complémentaire individuelle permet de pallier la faiblesse des couvertures prévoyance obligatoires et d'améliorer les prestations en cas d’arrêt de travail, d'invalidité ou de décès. Cela peut inclure des garanties plus étendues, telles que :
La couverture du contrat de prévoyance individuelle s'adapte aux besoins de l’assuré. C'est l'un de ses principaux atouts ! C'est pourquoi elle doit être réévaluée et mise à jour régulièrement en cas de changement de situation familiale par exemple.
En plus de la prévoyance, la CNBF gère également la retraite de base et la retraite complémentaire des avocats. Le fonctionnement de ce régime est assez différent du régime général de la Sécurité Sociale notamment sur la partie retraite de base même si les conditions de départ elles sont assez similaires.
Depuis la réforme des retraites de 2023, l'âge minimum légal de départ à la retraite est fixé à 64 ans pour les personnes nées à partir de 1968. Le nombre minimum de trimestres cotisés pour bénéficier d'une retraite à taux plein dépend de l'année de naissance de l'avocat, conformément aux règles générales de la Sécurité sociale. Il est de 166 à 172 trimestres selon l'âge de naissance (172 trimestres pour les personnes nées à partir de 1968). L'âge du taux plein automatique est de 67 ans.
La pension de base de la CNBF est un montant forfaitaire, diminué ou augmenté selon le nombre de trimestres cotisés. Elle ne dépend donc pas des revenus de l’avocat. En 2025, elle est de 18 964€/an pour 166 à 172 trimestres cotisés selon l'âge de naissance. En cas de trimestres manquants, une décote est appliquée à la retraite forfaitaire.
Les avocats cotisent au régime de base de la CNBF sous trois formes : une cotisation forfaitaire selon l'ancienneté à laquelle s'ajoutent une cotisation proportionnelle aux revenus et des droits de plaidoirie ou contribution équivalente.
Pour leur retraite complémentaire, les avocats bénéficient d’un régime par points c'est-à-dire qu’ils cumulent des points de retraite tout au long de leur carrière. Chaque année, les cotisations de retraite complémentaire versées à la CNBF en fonction des revenus de l’avocat sont transformées en points. Au moment du départ à la retraite, ces points sont convertis en pension. Le montant de la pension dépend donc du nombre total de points accumulés et de la valeur du point au moment du départ à la retraite. Cette valeur évolue chaque année.
La CNBF joue un rôle clé dans la protection sociale des avocats en France, tant pour la retraite que pour la prévoyance. Cependant, les garanties proposées peuvent s'avérer limitées, en particulier en cas d'arrêt de travail ou d'invalidité. Souscrire à une prévoyance complémentaire permet de bénéficier d'une protection plus complète, adaptée aux besoins spécifiques des avocats et de leur famille. Si vous êtes avocat, il est crucial de bien comprendre le fonctionnement de la CNBF et d'évaluer vos besoins pour vous assurer une protection optimale tout au long de votre carrière et au-delà. En cas de doute, n’hésitez pas à solliciter des conseils auprès de votre barreau ou d’un expert en protection sociale comme Lilycare pour choisir les solutions de prévoyance et de retraite les plus adaptées à votre situation.